Le premier navire construit à neuf pour cette compagnie
Le National Geographic Quest est sorti d'un chantier de l'État de Washington
en 2017. C'est le premier navire que la compagnie a fait construire pour
elle-même plutôt que de convertir une coque existante, et cela se voit :
soixante-treize mètres, 50 cabines, 100 voyageurs, quatre ponts, un ascenseur
qui dessert tous les ponts, un faible tirant d'eau pour les voies intérieures,
de grandes surfaces vitrées et une double plateforme d'embarquement qui
accélère les rotations de Zodiac.
Son terrain suit les saisons : l'Alaska et le passage intérieur l'été, la
Basse-Californie et la mer de Cortés l'hiver, avec des parcours vers le Costa
Rica, le Panama et les Caraïbes.
Ce qu'il faut savoir avant de réserver
Une recension professionnelle le formule sans ménagement : qui espère des
majordomes en gilet, du champagne à volonté et des lustres sera déçu. C'est un
navire d'expédition. Le divertissement du soir se limite aux conférences des
naturalistes, et c'est le format assumé.
Les pourboires d'équipage ne sont pas compris sur ce navire : ils ne le sont
que sur quatre navires de la flotte, et celui-ci n'en fait pas partie. Il n'y a
pas non plus de photographe National Geographic à bord, mais un instructeur
photo certifié.
L'existence de cabines adaptées aux personnes handicapées n'est documentée
nulle part, sur ce navire comme sur le reste de la flotte. L'ascenseur aide à
circuler entre les ponts ; il ne change rien à la descente vers un Zodiac.
Les autres navires de la flotte
Le National Geographic Venture est son jumeau, livré un an plus tard. L National Geographic Explorer et l National Geographic Orion couvrent les
régions polaires. L National Geographic Endurance à la classe glace la plus élevée de la flotte.
Ce que couvre le tarif, et le détail qui surprend
Sont compris : les débarquements et sorties du programme d'expédition,
l'usage des Zodiacs, des kayaks, des planches à pagaie et du matériel de
plongée en apnée, les droits d'entrée des parcs et les permis d'accès
spéciaux, les taxes portuaires, les transferts d'aéroport dans la fenêtre
horaire recommandée, et les repas à bord. Les alcools sont compris à bord de
tous les navires sauf quatre, que la compagnie nomme un par un.
Voici le détail qui surprend. Les pourboires d'équipage ne sont compris que
sur quatre navires de la flotte : l'Endurance, le Resolution, l'Explorer et
l'Orion. Sur les huit autres navires de la marque, ils restent à votre charge.
C'est un mécanisme a deux vitesses à l'intérieur d'une même compagnie, et rien
sur la page d'un navire ne vous en avertit.
Le photographe National Geographic suit exactement la même règle : il est à
bord des mêmes quatre navires, et d'aucun autre. Partout ailleurs, vous
trouverez un instructeur photo certifié. C'est une fonction réelle et utile,
mais ce n'est pas la même chose, et la confusion entre les deux est la
première source de deception sur cette flotte.
Le transport aérien international n'est pas compris. Certains vols
intérieurs indispensables au parcours le sont, quand l'itinéraire le précise
noir sur blanc.
Ce que veut dire « expédition » ici
Le programme ne se décide pas d'avance. Les débarquements se font où la
glace, le vent et la faune le permettent, et le chef d'expédition peut changer
le plan de la journée au déjeuner. C'est le principe même de ce type de
voyage, et un voyageur qui tient à un itinéraire ferme sera plus heureux
ailleurs.
On descend à terre en Zodiac. Souvent en débarquement mouille, c'est-à-dire
les pieds dans l'eau, depuis une embarcation qui bouge. Cela demande de
pouvoir descendre une échelle de coupée, d'enjamber un boudin et de garder
l'équilibre. Aucun ascenseur ne compense cela.
Sur l'accessibilité, disons les choses telles qu'elles sont. La compagnie ne
publie aucune politique d'accessibilité, et aucune cabine adaptée au fauteuil
roulant n'est documentée sur aucun navire de la flotte, ascenseur ou pas. Une
recension professionnelle résume la situation d'une phrase : le navire a des
ascenseurs, mais aucune cabine ni aucun aménagement pour les voyageurs
handicapes. Toute réservation pour une personne a mobilité réduite doit passer
par une confirmation écrite de la compagnie.
Depuis le Québec
Aucun de ces parcours ne commence ici, et le transport aérien international
n'est pas compris au tarif. Selon la région, comptez une ou deux
correspondances, et parfois un vol intérieur obligatoire que l'itinéraire
précise.
Arriver la veille au minimum. Sur une expédition, le navire part à l'heure
et ne revient pas vous chercher. Un bagage retardé ou un vol décalé se
rattrape en une journée de battement, et ne se rattrape plus du tout autrement.
Nos conseillers montent le vol, l'expédition, les nuits d'hôtel, les
transferts et l'assurance dans un seul dossier, sous la protection du Fonds
d'indemnisation des clients des agents de voyages. Écrivez-nous et nous
regarderons ensemble ce que la saison permet.