Star Princess : les correctifs du Sun, l'Alaska, et Port Canaveral dès 2027
Le Star Princess reprend la coque du Sun : 177 882 tonneaux, 345 mètres sur 47, 20 ponts dont 16 ouverts aux passagers, 2 162 cabines, 4 320 passagers en occupation double, jusqu'à 5 189 toutes couchettes sorties, environ 1 550 membres d'équipage. Fincantieri l'a livré à Monfalcone le 26 septembre 2025, premier départ de Barcelone le 4 octobre. Il est basé à Seattle pour l'Alaska jusqu'au 20 septembre 2026. À ne pas confondre avec le Star Princess de 2002, devenu Pacific Encounter puis Carnival Encounter.
Deuxième et dernier de sa classe
Princess l'a construit en sachant ce qui avait mal tourné sur le Sun Princess : zone familiale et sportive agrandie sur le pont supérieur, sièges ajoutés dans les restaurants, casino plus fourni. Des retouches. Les goulots de circulation demeurent, l'architecture étant la même : services massés au centre, ascenseurs saturés en fin d'après-midi, aucun tour de pont complet dehors. Le pont piscine reste petit pour 4 320 personnes. Et une éclosion de norovirus a touché plus de 150 personnes à bord en mars 2026.
La Sphere, le Piazza vitré et le Princess Arena
Le dôme de verre géodésique des ponts 17 et 18 donne son nom à la classe : piscine sous verrière le jour, numéros aériens et concerts aux chandelles le soir, une fois le bassin recouvert. En Alaska, c'est l'espace le plus utile du navire un jour de pluie. Le Piazza sur trois niveaux, ponts 7 à 9, s'ouvre sur la mer par une façade de verre au lieu de l'atrium fermé de la classe Royale. Le Princess Arena, deux ponts et plus de 1 000 places, porte les productions sur scène reconfigurable.
Le GNL en Alaska : moins de soutage, donc plus de diesel
Même bicarburation GNL et diesel marine que sur le Sun. Le bénéfice est d'abord local : oxydes de soufre et particules fines quasi éliminés, oxydes d'azote en forte baisse. La côte Ouest offre moins d'infrastructures de soutage que la Méditerranée, donc la part de diesel brûlée pendant les saisons de Seattle est plus élevée. Le fond ne change pas : énergie fossile, méthane imbrûlé qui s'échappe des moteurs et réchauffe bien plus que le CO2, gain climatique net modeste.
Quelle cabine, et un Sanctuary qui se paie d'avance
La Sanctuary Collection occupe l'arrière des ponts 15 et 16 avec 215 cabines, dont 80 suites, et ouvre le Sanctuary Restaurant, le Sanctuary Club et la piscine adulte. Sur cette classe, The Sanctuary ne s'achète pas à la journée : il se paie d'avance, par la catégorie de cabine. Les cabines d'angle arrière portent des balcons arrondis en porte-à-faux au-dessus du sillage, sans nom de catégorie publié. Les 100 Cove Balcony, creusées dans la coque, servent bien par temps froid.
Seattle, Fort Lauderdale, puis Port Canaveral
Les boucles d'Alaska de 7 et 8 jours passent par Ketchikan, le fjord Tracy Arm, Juneau, Skagway et Victoria jusqu'au 20 septembre 2026. Les Caraïbes reprennent depuis Fort Lauderdale le 20 octobre 2026; l'Alaska revient de mai à septembre 2027. Puis la donne change. À compter de l'automne 2027 et pour toute l'année 2028, le port d'attache caraïbe devient Port Canaveral et non plus Fort Lauderdale. Le vol change avec lui : Orlando, puis 72 kilomètres et environ une heure de route, là où Fort Lauderdale était à vingt minutes du quai.
Le Medallion et le Captain's Circle
Le disque ouvre la cabine à l'approche et permet de commander d'où l'on se trouve, jusque sous la Sphere. Le revers : une application à remplir avant le départ et votre position suivie en permanence à bord. Chez Princess Cruises, le Captain's Circle compte quatre paliers, Gold, Ruby, Platinum et Elite, atteints par le nombre de croisières ou de jours en mer.
Deux navires à comparer avec le Star Princess
L'Enchanted Princess appartient à la génération d'avant, plus petite et moins peuplée, avec une part d'inclus plus généreuse à table. Le Majestic Princess fait lui aussi l'Alaska et porte le SeaWalk, passerelle de verre que la classe Sphere n'a pas reprise.
À qui le Star Princess ne convient pas
À qui tient à son tour de pont complet dehors chaque matin. À qui s'en tient à l'inclus et refuse de payer une seconde fois pour bien manger. À qui espère un transat au calme sans réserver une cabine Sanctuary. À qui déteste la foule et vise juillet ou août, quand tout se remplit. Et à qui a déjà un vol vers Fort Lauderdale pour 2028 : le navire ne sera plus là.