La même coque que ses trois soeurs, sur le Danube
Le ms Joy est sorti du chantier Vahali, à Belgrade, en 2016, la même année
que sa jumelle du Rhin. Cent trente-cinq mètres, 67 cabines, 130 voyageurs en
configuration Tauck, contre 142 places certifiées par l'armateur sur 71
cabines. Vingt-deux suites de vingt-huit mètres carrés et huit cabines en
duplex sur deux ponts.
L'ascenseur dessert tous les ponts sauf le pont soleil. Les cabines des
ponts supérieur et intermédiaire ont un balcon à la française, jamais un
balcon praticable.
Une contradiction que nous n'avons pas résolue
Sur ce navire, une base de données spécialisée attribué l'exploitation a
deux entreprises à la fois : le voyagiste et la marque propre de l'armateur.
Toutes les autres coques de la flotte ne portent qu'un exploitant. Rien ne
l'explique publiquement.
Nous ne concluons rien de cette mention et nous ne la cachons pas. Compte
tenu de ce qui est arrivé en 2026 à une autre coque de la flotte, elle mérite
d'être vérifiée auprès du fournisseur avant d'engager un voyage 2027.
Le voyagiste situe par ailleurs ce navire sur le Danube dans sa fiche et sur
le Rhin dans sa page de flotte. Notre inventaire compte trente-six départs,
neuf en 2026 et vingt-sept en 2027.
Les autres navires de la flotte
Le ms Savor partage la même coque sur le Danube. Le ms Grace tient le Rhin et la
Moselle. Le ms Inspire complète la série. Le ms Treasures est l'une des trois coques plus
courtes.
Affrété, pas possède
Aucune des coques que Tauck exploite en Europe ne lui appartient. Elles
sortent des chantiers de Scylla AG, à Bâle, et naviguent sous contrat
d'affrètement exclusif. L'armateur possède aussi sa propre marque de croisière
fluviale, ce qui en fait à la fois le fournisseur et un concurrent.
Cette double casquette à produit un effet concret en 2026, quand une coque
de la flotte est passée du voyagiste à la marque de l'armateur. Rien
n'interdit que cela se reproduise.
Les inclusions, dites simplement
Pourboires compris, au personnel du navire comme aux guides locaux et au
directeur de croisière. Excursions comprises, toutes, sans option vendue à
bord. Transferts compris. Bagages manipules.
Côté boissons, le vin de la maison, la bière et les spiritueux courants
sont compris à bord du navire, du matin au soir. La documentation du
voyagiste classe ailleurs les consommations prises à terre : ne comptez pas
sur l'inclusion en dehors du navire.
Le vol international n'est pas compris. L'accès à Internet l'est, en
version de base et lorsque disponible, ce qui sur une rivière encaissée veut
dire ce que ça veut dire.
Mobilité réduite : la réponse est non en fluvial européen
Il faut le dire avant la réservation plutôt qu'au quai. Le voyagiste
déclare que ses itinéraires fluviaux européens ne peuvent accueillir ni
fauteuil roulant ni scooter de mobilité. Les scooters sont interdits sur la
totalité de ses voyages, partout dans le monde.
Il n'offre pas d'aide à la marché ni aux repas, et exige un accompagnateur
valide pour toute personne qui en aurait besoin. Il peut demander un
certificat médical.
Le nombre de cabines adaptées n'est publié nulle part sur cette flotte.
Nous ne le devinons pas et nous ne l'inventons pas.
Ce que le contrat prévoit, et ce que l'agence ajoute
Le contrat renvoie au droit du Connecticut et aux tribunaux de cet État. Il
ne contient pas de clause d'arbitrage. Il contient en revanche une
renonciation au recours collectif et une renonciation aux dommages punitifs.
Rien n'indique que le voyagiste soit titulaire d'un permis québécois.
L'agence, elle, en détient un. Vos versements transitent par un compte en
fiducie et le Fonds d'indemnisation des clients des agents de voyages
intervient dans les cas prévus par la loi. Une réservation faite ailleurs
n'emporte pas cette protection.