Un navire qui lancé des ballons-sondes, et qui passe les écluses du
Saint-Laurent
Le Viking Octantis a été le premier navire civil autorise à lancer des
ballons-sondes météorologiques, dont les données sont transmises aux services
météo. Ce n'est pas un argument décoratif : cela dit ce qu'est ce navire, un
outil scientifique autant qu'un hôtel flottant, avec un laboratoire et des
scientifiques à demeure.
Le second fait intéresse directement un voyageur québécois. La coque a été
dimensionnée pour franchir les écluses des Grands Lacs et de la voie maritime du
Saint-Laurent. Ce navire vient donc chez nous, ce qu'aucune coque de la flotte
océanique de la même compagnie ne peut faire.
La coque
Deux cent cinq mètres, environ 30 150 tonneaux, sept ponts, 378 voyageurs
dans 189 cabines et 256 membres d'équipage. C'est moins de la moitié de la
capacité des navires de mer de la compagnie, qui en portent 930 : cette
différence n'est pas commerciale, elle est opérationnelle. Les règles
internationales limitent à cent personnes les débarquements simultanés en
Antarctique.
La coque est renforcée glace et dessinée avec une étrave droite plutôt qu'un
bulbe classique, ce qui améliore la tenue à la mer dans le passage de Drake. Un
double dispositif de stabilisation, ailerons et réservoirs en U, réduit le
roulis y compris navire arrête, ce qui compte au moment d'embarquer dans un
pneumatique.
Le balcon nordique, et ce qu'il faut savoir
Les cabines n'ont pas de balcon extérieur ouvert. Elles ont ce que la
compagnie appelle un balcon nordique : une véranda intérieure vitrée du plancher
au plafond, dont la partie haute s'abaisse. C'est une adaptation aux conditions
polaires, et c'est une bonne idée. Encore faut-il le savoir avant d'embarquer,
sinon la surprise est mauvaise.
À bord, deux sous-marins pour six passagers, des pneumatiques, des kayaks, un
hangar ferme avec rampe de mise à l'eau, un auditorium panoramique et un spa
nordique. Le Viking Polaris est son jumeau. Le Viking Star, le Viking Orion et le Viking Neptune appartiennent à la flotte
océanique, d'une nature toute différente.
Ce qui est dans le tarif
Une excursion comprise à chaque escale, les repas y compris dans les
restaurants de spécialité, la bière et le vin au dîner et au souper, le Wi-Fi
avec la réserve de vitesse que la compagnie écrit elle-même, l'accès au spa
nordique et à la salle d'entraînement, les taxes et les frais portuaires.
Les pourboires ne sont pas compris. Cette phrase mérite d'être lue deux fois
par un voyageur qui vient du fluvial haut de gamme, où l'usage est souvent
contraire.
Excursions facultatives, boissons hors repas, soins au spa et billets d'avion
achetés ailleurs restent à votre charge.
Le parti pris de la compagnie
Ni casino, ni club pour enfants, ni revue de music-hall, ni soirée habillée.
Dix-huit ans et plus, vérifie le jour de l'embarquement. Aucune cabine ne prend
un troisième occupant.
Le navire mise sur le temps à terre plutôt que sur l'animation à bord. Les
soirées se passent en conférences, en concerts de chambre et à la bibliothèque.
Un voyageur qui cherche du bruit et des néons sera mal servi. Un voyageur qui
veut dormir après une journée de visites sera comblé.
Organiser le départ
Une croisière de mer se prépare par le billet d'avion. Correspondance
presque toujours, nuit d'hôtel avant l'embarquement de préférence, et une marge
qui tient compte de la saison. Un dossier bien monte au départ évite la moitié
des mauvaises surprises.
Voyages AquaTerra détient un permis de l'Office de la protection du
consommateur du Québec. Vos versements transitent par un compte en fiducie et le
Fonds d'indemnisation des clients des agents de voyages protège votre
dossier.