Bordeaux, et pourquoi les bases tierces le mettent sur le Rhin
L'Avalon Artistry II est une coque de 110 mètres livrée par Den Breejen en
2013. Cent vingt-huit voyageurs, 64 cabines. Rénové en 2025. La compagnie
annonce clairement son terrain : la région de Bordeaux, c'est-à-dire la Garonne,
la Gironde et la Dordogne.
Une base de données de croisière le place pourtant sur le Rhin, le Main et le
Danube. C'est faux, et l'erreur est instructive : ces listes ne sont pas des
affectations de navires, ce sont des filtres de recherche par compagnie. La page
officielle et notre propre calendrier de départs disent Bordeaux, tous les deux.
Deux instruments contre un.
Ce que l'estuaire impose
La Gironde est le plus grand estuaire d'Europe occidentale, et il a une marée.
Le marnage y dépasse cinq mètres en vives eaux, et les heures d'escale se calent
sur elle plutôt que sur le confort du programme. Un débarquement peut tomber tôt
le matin ou tard le soir parce que le courant en a décidé ainsi.
Les parcours combinent Bordeaux, le Médoc, Saint-Émilion, Blaye et Cadillac,
avec une extension parisienne sur certains départs. Le vin y occupe une place
centrale, ce qui rend ce navire moins pertinent pour un voyageur qui n'en boit
pas.
Les autres navires de la flotte
L Avalon Poetry II tient le Rhône et la Saône. L Avalon Tapestry II tient la Seine. L Avalon Alegria est le navire du
Douro. L Avalon Imagery II couvre quatre rivières d'Europe centrale.
Ce qui est compris, et ce qui ne l'est pas
Le tarif couvre la vie à bord : la cabine, les trois repas, le vin et la
bière aux deux repas principaux, le mousseux du matin, le café, le the et les
collations en libre-service, et un happy hour chaque soir. Il couvre aussi les
excursions guidées, une par escale, choisie entre trois formules d'effort
différent, et l'accès aux vélos sur les navires européens.
Trois postes restent dehors et l'un d'eux surprend. Le transport aérien
n'est pas compris. Les excursions optionnelles et les soins au spa se paient à
bord. Et les pourboires ne sont pas compris au contrat, contrairement à ce
qu'affirment beaucoup de pages tierces : la compagnie les laisse à votre
appréciation. Des offres limitées dans le temps les couvrent sur certains
départs. Traitez cela comme une bonne surprise possible, jamais comme une
donnée du produit.
Le Wi-Fi satellite est offert à bord en Europe. Les conditions générales de
la compagnie ne garantissent rien sur sa qualité, et l'expérience le confirme :
la liaison faiblit dans les écluses et sous les ponts bas. Un voyageur qui doit
absolument rester joignable prévoit une solution locale en plus.
La cabine, mesurée
La catégorie qui fait la réputation de la compagnie occupe deux ponts
entiers. Sa cloison extérieure est une paroi de verre qui va du plancher au
plafond et d'un mur à l'autre. Elle coulisse et ouvre environ les deux tiers de
la largeur de la cabine. Un second panneau vitre remonte du sol, avec une main
courante, pour tenir lieu de garde-corps. Le lit est orienté vers la vue.
Il faut dire ce que ce dispositif n'est pas. Ce n'est pas un balcon : aucun
espace extérieur n'existe, on ne sort pas de la cabine. C'est une baie ouvrante
très large, dans la lignée du balcon à la française, avec une échelle
supérieure. Un lecteur qui compare des fiches de compagnies concurrentes doit
lire cette nuance, parce que le mot balcon y désigne parfois une vraie
terrasse.
Sur le pont inférieur, la cabine d'entrée n'a ni paroi coulissante ni
ouverture : deux fenêtres fixes, placées haut, au ras de l'eau. Elle convient
très bien à qui dort à bord et vit dehors, et beaucoup moins à qui rêve de
s'endormir en entendant le fleuve.
À savoir encore : la douche sans baignoire, le courant européen a 220 volts,
et un ascenseur qui s'arrête avant le pont soleil.
Ce que ce voyage demande depuis Montréal
Un vol transatlantique, non compris au tarif. Certaines villes
d'embarquement se rejoignent sans escale en haute saison, d'autres exigent une
correspondance. La durée totale de porte à porte dépasse souvent ce que la
brochure laisse imaginer, et cela se planifie.
Arrivez la veille au minimum. C'est la seule marge qui absorbe un retard, un
bagage égare ou une nuit blanche en avion. Beaucoup de nos clients prennent
deux nuits en ville avant l'embarquement et n'ont jamais regretté la
dépense.
Nos conseillers réunissent vol, croisière, hôtels, transferts et assurance
dans un seul dossier protégé par le Fonds d'indemnisation des clients des
agents de voyages. Écrivez-nous : nous vérifierons les dates réelles avant
toute réservation.