Quatre-vingt-neuf mètres sur le Douro
L'Emerald Radiance est sorti du chantier WestSEA, à Viana do Castelo, au
Portugal, en 2017. C'est la plus petite coque fluviale européenne de la flotte :
quatre-vingt-neuf mètres, quatre ponts dont trois portent des cabines, 56
cabines et 112 voyageurs. Le Douro n'admet pas les grandes coques, et c'est le
fleuve qui fixe les dimensions.
Il navigue entre le Portugal et l'Espagne, sur un fleuve qui compte
plusieurs écluses profondes. Notre inventaire compte deux cent trente-deux
départs, trente-neuf en 2026 et cent quatre-vingt-treize en 2027.
Deux choses que ce navire n'a pas
La piscine ne se transforme pas en cinéma. C'est l'argument le plus repris
de cette marque et il ne vaut pas ici : la piscine du pont supérieur reste une
piscine, contrairement aux sept coques de cent trente-cinq mètres. Une base de
données affirme le contraire ; la source éditoriale qui a visité le navire le
donne explicitement comme un inconvénient. Nous retenons la seconde.
Il n'y a pas non plus de vélos à bord, la où le reste de la flotte fluviale
en met à disposition. Sur le Douro, où les quintas se gagnent souvent par des
routes en lacets, l'absence se remarque moins qu'ailleurs.
La question de la propriété
C'est la seule coque de la flotte dont la propriété n'est pas établie. Une
source l'attribué au groupe australien seul ; une autre écrit qu'elle est
partagée avec un armateur portugais et exploitée par lui. Aucune source primaire
ne tranche. Le contexte réglementaire du Douro rend un montage local plausible,
mais nous ne l'affirmons pas.
Les avis relèvent une circulation vite congestionnée avant les excursions et
aux repas, et des salles de bain jugées petites. Les cabines du pont inférieur
ont une fenêtre panoramique fixe.
Les autres navires de la flotte
Le Emerald Liberté tient le Rhône. Le Emerald Lumi rejoint la Seine en 2027. Le Emerald Star et le Emerald Sun
couvrent le Rhin et le Danube.
Une flotte possédée, pas affrétée
Le groupe australien derrière cette marque ne loue pas ses navires : il les
possède. Il possède aussi, depuis 2020, un constructeur naval en Croatie, et il
qualifie de sien le chantier vietnamien d'où sortent ses yachts. Les coques
fluviales viennent de chantiers néerlandais, l'une des plus récentes de
Roumanie.
La différence se voit le jour où un armateur tiers reprend sa coque pour sa
propre marque, ce qui arrive ailleurs dans le fluvial européen. Ici, la
question ne se pose pas de la même façon.
Les inclusions, et ce qu'il ne faut pas transposer
Le tarif comprend les pourboires à l'équipage, aux guides et aux chauffeurs,
les boissons courantes aux repas, au moins une excursion par journée de visite
et l'accès à Internet. Sur les navires fluviaux, les vélos électriques sont à
disposition.
Ce qu'il ne comprend pas ici : le vol international. Attention, l'offre
britannique de la même marque, elle, le comprend, transferts inclus. C'est la
confusion la plus fréquenté sur cette compagnie, et elle coûte cher quand elle
se découvre au moment de payer.
Mobilité réduite : lisez ceci avant de réserver
Accompagnateur apte exige. Fauteuil roulant pliant seulement. Scooter de
mobilité juge inadapté. La compagnie prévient elle-même que les portes de
cabine et de salle de bain peuvent ne pas être assez larges pour un fauteuil
standard.
Aucun nombre de cabines aménagées n'est publié sur la flotte fluviale, et
sur les yachts l'absence de cabine adaptée est établie par deux sources
indépendantes. Ajoutez l'amarrage a couplé, fréquent en Europe : le passager du
navire extérieur traverse le navire voisin par des passerelles étroites et des
escaliers.
Le cadre québécois
Le contrat de cette marque est signé par une société australienne. Aucun
permis québécois ne lui est établi. C'est l'agence qui apporte la protection :
permis de l'Office de la protection du consommateur, compte en fiducie distinct
des fonds de l'entreprise, et Fonds d'indemnisation des clients des agents de
voyages. Ces trois-là suivent une réservation faite ici, et seulement
celle-là.