Deux morts dans la salle des machines, en 2011
C'est l'accident le plus gravé de cette flotte et il faut le dire d'entrée
de jeu. Le 15 septembre 2011, près d'Alesund, un incendie se déclare dans la
salle des machines du Nordlys. Deux membres d'équipage y perdent la vie, seize
sont blessés. Deux cent sept voyageurs et cinquante-trois membres d'équipage
sont évacués. Le navire gîte de vingt-deux degrés avant que le pompage d'urgence
ne le redresse.
Le dossier compte deux autres épisodes. En février 2007, entre Honningsvag
et Hammerfest, l'ancre se coincé dans un câble électrique sous-marin que
l'équipage doit couper. En février 2002, près de Tjome, de l'eau dans le
carburant coupe la puissance avec cent six voyageurs à bord, et des hélicoptères
de secours sont dépêchés.
Le navire aujourd'hui
Cent vingt et un mètres, 200 cabines dont 20 suites, sorti du chantier
Volkswerft à Stralsund en 1994, refondu en 2019 puis en 2024. Notre inventaire
porte six cent quarante-six dates : deux cent vingt-quatre en 2026, trois cent
soixante-huit en 2027 et cinquante-quatre en 2028.
Sur l'accessibilité, le transporteur annonce quatre cabines aménagées, dont
la suite 643, tandis qu'une base spécialisée en compte trois. Nous donnons les
deux chiffres plutôt que d'en choisir un. Deux toilettes accessibles se
trouvent aux ponts 4 et 7.
Les autres navires de la ligne
Le MS Nordkapp porte le plus gros inventaire. Le MS Kong Harald est son jumeau de 1993. Le MS Polarlys est
hybridé depuis 2023. Le MS Richard With porte le nom du fondateur.
Un horaire de transport, pas un itinéraire de croisière
Ce que vous achetez ici relève d'un contrat entre l'État norvégien et deux
armateurs, courant de 2021 à 2030. Il oblige à desservir chaque port de la
ligne tous les jours de l'année, à transporter du fret sur la moitié nord du
parcours, et à garantir un minimum de couchettes et de palettes par navire. Le
fioul lourd y est interdit et le branchement à quai obligatoire là où il
existe.
Retenez surtout ceci : les escales sont dictées par le contrat, pas par
l'intérêt touristique. Quinze minutes à certains quais, trois ou quatre heures
aux plus grands ports, et huit escales de nuit. Et le contrat se partage avec
Havila Kystruten : les deux compagnies alternent les jours de départ, de sorte
qu'une date donnée correspond à l'une ou à l'autre. Votre conseiller vérifie
laquelle avant de réserver.
Voyage complet ou billet de segment : deux produits
Le voyage complet comprend la pension complète au restaurant principal, avec
the, café filtre et eau. Il ne comprend ni l'alcool, ni les excursions, ni les
transferts, ni les vols, ni les pourboires. Ces derniers méritent d'être
nommés : ils ne sont pas compris ici, contrairement à l'offre expédition du
même groupe, ou ils le sont.
Le port à port se vend comme du transport. Les repas n'y sont pas compris,
la cabine n'est exigée qu'au-delà de vingt-trois heures de traversée, son
emplacement n'est jamais choisi et les suites en sont exclues. Quant au Wi-Fi,
le transporteur en donne trois versions différentes selon la page consultée :
gratuit, réserve au tarif supérieur, où exclu. Nous ne promettons donc rien.
Les aurores : ce qui est promis et ce qui ne l'est pas
Personne ne peut garantir un phénomène naturel, et le transporteur ne le
fait pas non plus. Ce qu'il offre est une compensation si aucune aurore n'a été
observée, sous conditions strictes : onze jours de voyage au minimum, un départ
entre le 20 septembre et le 31 mars, et le tarif supérieur, le tarif d'entrée en
étant exclu.
La définition de l'observation est le coeur de l'affaire. Une aurore
consignée par les officiers de pont et annoncée à bord suffit à éteindre la
garantie, que vous l'ayez vue ou non, et la décision du navire est sans appel.
La compensation prend la forme d'un voyage côtier classique la saison suivante,
en cabine intérieure à deux lits, à réclamer dans les vingt-huit jours suivant
le retour.
Mobilité réduite : les règles avant la brochure
Un accompagnateur est exigé, et ce n'est pas une suggestion : le
transporteur l'écrit pour des raisons de sécurité. L'équipage ne fournit aucun
soin personnel, aucun levage, aucun accompagnement entre la cabine et les aires
publiques. Les triporteurs et quadriporteurs sont admis à condition de réserver
une cabine adaptée et de les ranger dans la cabine, jamais dans les espaces
communs.
Côté terre, la réserve est majeure : le transporteur déclare n'offrir aucune
excursion conçue pour les usagers de fauteuil roulant et ne garantit pas
d'autocar à rampe. Seules les excursions du premier niveau de difficulté peuvent
convenir. Et il ne publie aucune liste des escales où l'accès au quai est
impossible.
Où se plaide un litige
À Bergen, en Norvège, sous le droit norvégien. Le contrat ne prévoit aucune
clause d'arbitrage : un litige va donc devant un tribunal, et ce tribunal est
norvégien. Les délais de prescription sont d'un an pour une réclamation
ordinaire et de deux ans pour un dommage corporel, comptés du débarquement.
Aucun permis québécois n'est établi pour ce transporteur. C'est l'agence qui
apporte la protection d'ici : permis de l'Office de la protection du
consommateur, compte en fiducie distinct des fonds de l'entreprise, et Fonds
d'indemnisation des clients des agents de voyages. Ces trois-là suivent une
réservation faite ici, et seulement celle-là.