Une coque de 2007 présentée comme un navire de 2025
Commençons par la où les sources se contredisent, parce que c'est ce qui
vous concerne. La page officielle du navire annonce l'année 2025. La coque, en
réalité, a été construite en 2007 en Équateur et à porte deux autres noms
avant celui-ci. Ce qui date de 2025, c'est la refonte et la mise en service
sous ce pavillon : le voyage inaugural a eu lieu le 14 février 2025.
La nuance n'est pas cosmétiqué. Un client qui lit « 2025 » croit acheter un
navire neuf. Il acheté une coque de dix-neuf ans entièrement refaite, ce qui
est tout a fait respectable mais n'est pas la même chose. Nous préférons vous
le dire avant plutôt qu'après.
Le plus petit navire de la flotte
Seize voyageurs, huit cabines, un catamaran de trente mètres sur trois
ponts, douze membres d'équipage. C'est le format le plus intimiste de la
flotte, très recherche pour les affrètements privés et les familles
élargies.
La double coque apporte une stabilité réelle dans les eaux de l'archipel.
Un pont d'observation fait le tour du navire, avec un bain à remous. La cuisine
est confiée à des chefs équatoriens.
Ce que le format impose : aucun ascenseur sur trois ponts, aucune salle de
sport, aucun spa, une seule salle à manger. Et il n'y a pas de photographe
National Geographic à bord, ni de pourboires d'équipage compris : ce navire ne
figure sur aucune des deux listes officielles.
Les autres navires de la flotte
Le National Geographic Gemini est plus grand et offre des cabines individuelles. L National Geographic Islander II se positionne
comme un yacht privé. L National Geographic Endeavour II est le plus grand des quatre. Le Delfin II navigue sur
l'Amazone péruvienne.
Le tarif, poste par poste
Compris : la cabine, tous les repas à bord, les sorties du programme
d'expédition, l'usage des Zodiacs et du matériel de plein air, les droits
d'entrée des parcs, les permis d'accès spéciaux, les taxes portuaires et les
transferts d'aéroport dans la fenêtre horaire prévue. Un Wi-Fi de base est
compris, suffisant pour le courriel et la messagerie ; les forfaits pour la
diffusion en continu se paient à bord.
Non compris : le transport aérien international, les visas, l'assurance
voyage, les soins de bien-être, les forfaits Wi-Fi supérieurs. Et, sur huit
des douze navires de la marque, les pourboires d'équipage. Ils ne sont
compris que sur l'Endurance, le Resolution, l'Explorer et l'Orion.
Une précision qui vaut la peine d'être lue deux fois : le photographe
National Geographic n'est à bord que de ces mêmes quatre navires. Sur tous
les autres, l'encadrement photo est assuré par un instructeur certifié. Les
deux fonctions se ressemblent sur le papier et ne se ressemblent pas à bord.
Sur les parcours polaires, la location des bottes et des pantalons
imperméables se facture en supplément, alors que plusieurs concurrents de la
même catégorie les fournissent.
La journée type, et ce qu'elle demande
Deux sorties par jour en général, tôt le matin et en fin d'après-midi,
quand la lumière et la faune sont au rendez-vous. Entre les deux, des
conférences de naturalistes, du temps sur la passerelle, ouverte aux
voyageurs sur la plupart des navires, et du repos. Le soir, pas de spectacle
ni de casino : le récapitulatif de la journée tient lieu de programme.
Les débarquements se font en Zodiac, parfois sur une plage, les pieds dans
l'eau. Il faut descendre une échelle de coupée et enjamber le boudin d'une
embarcation qui bouge. C'est le point de passage obligatoire de ce type de
voyage, et c'est là que la mobilité réelle se mesure.
Sur l'accessibilité, la compagnie ne publie aucune politique et aucune
cabine adaptée au fauteuil roulant n'est documentée sur aucun de ses navires.
Certains ont un ascenseur, d'autres non ; aucun n'a de cabine aménagée. Nous
préférons le dire ici plutôt que de vous laisser le découvrir à la
passerelle.
Partir du Québec
Le vol international n'est pas compris au tarif. Certains vols intérieurs
indispensables le sont, quand l'itinéraire le dit. Depuis Montréal, la plupart
de ces régions demandent au moins une correspondance, souvent deux, et le
trajet de porte à porte dépasse ce que la brochure laisse imaginer.
Une règle apprise à nos dépens : arriver au moins un jour avant
l'embarquement, deux si le décalage horaire est important. Sur une expédition,
il n'y a pas de rattrapage possible : le navire est parti.
Nous assemblons vol, expédition, hôtels, transferts et assurance dans un
seul dossier, avec la protection du Fonds d'indemnisation des clients des
agents de voyages. Parlez-nous du voyage avant de choisir la date.