Un navire polaire sans local d'embarquement
Le National Geographic Orion a été construit en Allemagne en 2003. Cent
trois mètres, 53 cabines, 102 voyageurs, six ponts, un ascenseur,
stabilisateurs rétractables. Une base tierce lui donne une cote glace de
première année ; la fiche officielle se contente de « cote glace élevée » sans
chiffre.
Il faut nommer son défaut le plus sérieux, et il est cité par une recension
professionnelle sans détour : il n'y a pas de local d'embarquement où les
voyageurs peuvent enfiler leur équipement, et il n'y a pas non plus de place
en cabine pour ranger du matériel mouille. Sur un parcours polaire, c'est un
vrai problème. Les zones d'embarquement extérieures deviennent glissantes en
région froide, et le matériel humide finit quelque part.
Ce navire est excellent sur ce pour quoi il est le meilleur : le Pacifique
Sud, l'Asie, la Méditerranée, ou l'équipement lourd ne sert pas. En
Antarctique, il fait le travail avec un inconfort logistique que ses cadets
n'ont pas.
Ce qu'il y a à bord
Une passerelle ouverte, un bassin, un salon d'observation, une bibliothèque,
un centre de conditionnement physique et un spa, deux espaces de restauration
dont un café extérieur. Les pourboires d'équipage sont compris et un
photographe National Geographic est à bord : c'est l'un des quatre seuls
navires dans ce cas.
Un incident documenté, parce qu'il dit quelque chose du métier : le 27
décembre 2016, une avarie du moteur principal à environ deux cents milles au
sud du canal Beagle. Le navire a poursuivi sur énergie auxiliaire et est
arrivé à bon port. Des départs ont été affectés.
Les autres navires de la flotte
L National Geographic Endurance et le National Geographic Resolution ont une classe glace supérieure et un local d'embarquement.
Le Connect est un navire fluvial européen affrété. Le The Jahan tient le bas Mékong.
Le détail du tarif
À bord et à terre, sont compris les repas, les sorties du programme
d'expédition, l'usage des Zodiacs, des kayaks, des planches à pagaie et du
matériel de plongée en apnée, les droits d'entrée des parcs, les permis
d'accès spéciaux, les taxes portuaires et les transferts d'aéroport prévus.
Les alcools sont compris à bord, sauf sur quatre navires que la compagnie
nomme explicitement.
Deux exclusions structurantes. Le transport aérien international n'est pas
compris ; certains vols intérieurs indispensables le sont, quand l'itinéraire
le dit. Et les pourboires d'équipage ne sont compris que sur quatre navires :
l'Endurance, le Resolution, l'Explorer et l'Orion. Sur les huit autres, ils
restent à votre appréciation et à votre charge.
Le photographe National Geographic suit la même liste de quatre navires.
Partout ailleurs, un instructeur photo certifié tient ce rôle. Nous le
précisons parce que la différence n'apparaît nulle part sur les pages de
navire, et qu'elle compte pour qui réserve d'abord pour la photographie.
Un Wi-Fi de base est compris. En Antarctique, en Arctique et dans certains
secteurs des Galapagos, la liaison dépend du satellite et de la météo : aucune
garantie de service.
La vie à bord, sans décor
Ce sont des navires d'expédition, pas des navires de croisière. Une seule
salle à manger, un seul service, pas de majordome, pas de champagne à volonté,
pas de lustres. Une recension professionnelle le formule sèchement : qui
espère cela sera déçu. Ce qu'on trouve à la place, ce sont des naturalistes,
une passerelle ouverte et des sorties deux fois par jour.
Le programme se décide au jour le jour, selon la glace, le vent et la
faune. Les débarquements se font en Zodiac, parfois les pieds dans l'eau,
depuis une embarcation instable.
Aucune cabine adaptée au fauteuil roulant n'est documentée sur aucun navire
de la flotte, et la compagnie ne publie aucune politique d'accessibilité.
Certains navires ont un ascenseur, plusieurs n'en ont pas, et sur l'un d'eux
l'ascenseur ne descend même pas jusqu'au local d'embarquement. Toute
réservation pour un voyageur peu mobile doit être confirmée par écrit.
Organiser ce voyage depuis le Québec
Le transport aérien international n'est pas compris au tarif de
l'expédition. Certains vols intérieurs indispensables au parcours le sont,
lorsque l'itinéraire l'indique explicitement.
Prévoyez une nuit d'avance avant l'embarquement, deux si le décalage est
important. Cette marge sert exactement une fois, mais ce jour-là elle sauve le
voyage. Gardez aussi la journée du retour libre.
Nous montons le dossier complet, vol, expédition, hôtels, transferts,
assurance, sous la protection du Fonds d'indemnisation des clients des agents
de voyages. Un appel suffit pour vérifier ce que la saison permet vraiment.