Des ascenseurs, et aucune cabine adaptée
Le National Geographic Resolution est le jumeau de l'Endurance, livré un an
plus tard, en 2021. Même coque a étrave inversée, même classe glace Polar
Class 5 catégorie À, cent vingt-quatre mètres, 76 cabines, 138 voyageurs, six
ponts. La plupart des cabines standards ont un balcon.
Une recension professionnelle résume l'accessibilité de ce navire d'une
phrase qu'il faut citer plutôt que taire : le navire a des ascenseurs, mais
aucune cabine ni aucun aménagement pour les voyageurs handicapes. C'est vrai
de toute la flotte, et le Resolution est le seul navire pour lequel la formule
existe noir sur blanc. La même source ajoute que ce n'est pas une croisière
facile pour quelqu un qui a des soucis de mobilité.
Deux ascenseurs ne changent rien au moment qui compte : la descente de
l'échelle de coupée vers un Zodiac qui bouge, puis le débarquement sur une
plage, souvent les pieds dans l'eau.
Où il navigue
L'Antarctique et la Patagonie l'hiver austral, l'Arctique, le Groenland et
le passage du Nord-Ouest l'été boreal, avec des incursions vers l'Asie et le
Pacifique. En décembre 2025, quatorze projets de recherche ont été menés à
bord. En août 2022, une escale canadienne du passage du Nord-Ouest a été
annulée après la confirmation de cas de COVID-19 à bord : sur ce genre de
parcours, une escale n'est jamais acquise.
Les pourboires d'équipage sont compris et un photographe National Geographic
est à bord. Ce navire fait partie des quatre seuls dans ce cas.
Les autres navires de la flotte
L National Geographic Endurance est son jumeau, livré un an plus tôt. L National Geographic Explorer est la coque la plus
ancienne de la série polaire. L National Geographic Orion couvre le Pacifique Sud et l'Asie. Le National Geographic Venture
tient l'Alaska et la Basse-Californie.
Le tarif, poste par poste
Compris : la cabine, tous les repas à bord, les sorties du programme
d'expédition, l'usage des Zodiacs et du matériel de plein air, les droits
d'entrée des parcs, les permis d'accès spéciaux, les taxes portuaires et les
transferts d'aéroport dans la fenêtre horaire prévue. Un Wi-Fi de base est
compris, suffisant pour le courriel et la messagerie ; les forfaits pour la
diffusion en continu se paient à bord.
Non compris : le transport aérien international, les visas, l'assurance
voyage, les soins de bien-être, les forfaits Wi-Fi supérieurs. Et, sur huit
des douze navires de la marque, les pourboires d'équipage. Ils ne sont
compris que sur l'Endurance, le Resolution, l'Explorer et l'Orion.
Une précision qui vaut la peine d'être lue deux fois : le photographe
National Geographic n'est à bord que de ces mêmes quatre navires. Sur tous
les autres, l'encadrement photo est assuré par un instructeur certifié. Les
deux fonctions se ressemblent sur le papier et ne se ressemblent pas à bord.
Sur les parcours polaires, la location des bottes et des pantalons
imperméables se facture en supplément, alors que plusieurs concurrents de la
même catégorie les fournissent.
La journée type, et ce qu'elle demande
Deux sorties par jour en général, tôt le matin et en fin d'après-midi,
quand la lumière et la faune sont au rendez-vous. Entre les deux, des
conférences de naturalistes, du temps sur la passerelle, ouverte aux
voyageurs sur la plupart des navires, et du repos. Le soir, pas de spectacle
ni de casino : le récapitulatif de la journée tient lieu de programme.
Les débarquements se font en Zodiac, parfois sur une plage, les pieds dans
l'eau. Il faut descendre une échelle de coupée et enjamber le boudin d'une
embarcation qui bouge. C'est le point de passage obligatoire de ce type de
voyage, et c'est là que la mobilité réelle se mesure.
Sur l'accessibilité, la compagnie ne publie aucune politique et aucune
cabine adaptée au fauteuil roulant n'est documentée sur aucun de ses navires.
Certains ont un ascenseur, d'autres non ; aucun n'a de cabine aménagée. Nous
préférons le dire ici plutôt que de vous laisser le découvrir à la
passerelle.
Partir du Québec
Le vol international n'est pas compris au tarif. Certains vols intérieurs
indispensables le sont, quand l'itinéraire le dit. Depuis Montréal, la plupart
de ces régions demandent au moins une correspondance, souvent deux, et le
trajet de porte à porte dépasse ce que la brochure laisse imaginer.
Une règle apprise à nos dépens : arriver au moins un jour avant
l'embarquement, deux si le décalage horaire est important. Sur une expédition,
il n'y a pas de rattrapage possible : le navire est parti.
Nous assemblons vol, expédition, hôtels, transferts et assurance dans un
seul dossier, avec la protection du Fonds d'indemnisation des clients des
agents de voyages. Parlez-nous du voyage avant de choisir la date.