Ce n'est pas un navire de croisière
Commençons par ce qui change tout. Le MS Polarlys dessert trente-quatre ports entre Bergen et Kirkenes, toute l'année, dans les deux sens. Il embarque vingt-six voitures. Il transporte du fret. Il prend à bord des gens du pays qui montent trois heures pour aller voir leur sœur, et qui redescendent au quai suivant. La ligne côtière fait ce travail depuis 1893, et le voyageur qui l'emprunte s'ajoute à une routine plutôt qu'il n'y assiste.
Cela se paie et cela se gagne. Vous escalerez à trois heures du matin dans un port dont vous n'aviez jamais entendu le nom, sans annonce ni cérémonie, parce que le courrier n'attend pas. En échange, vous verrez une côte que personne ne met en scène pour vous.
Le navire
Il est sorti du chantier Ulstein Verft, en Norvège, en 1996. Onze mille trois cent quarante et un tonneaux, 123 mètres sur 20, sept ponts dont six ouverts aux voyageurs, 225 cabines, 619 places et 64 membres d'équipage. Une refonte en 2021 l'a converti à la propulsion hybride, avec des batteries au lithium-ion et de nouveaux moteurs. Il porte trois cabines aménagées pour le fauteuil roulant — c'est l'une des rares compagnies de notre catalogue à publier ce chiffre, et cela mérite d'être salué.
Ce que le tarif comprend
Le petit-déjeuner, le dîner et le souper au restaurant Torget, le thé, le café filtre et l'eau toute la journée, le Wi-Fi, et les causeries de l'équipe d'expédition. Les excursions se réservent et se paient à part. Sur les pourboires et sur l'alcool, la compagnie ne dit rien dans le tarif de la ligne côtière : nous ne l'affirmons donc ni dans un sens ni dans l'autre, et votre conseiller le fera préciser avant votre dépôt.
Ce que le calendrier vend
Quatre cent trente départs sont en vente sur cette page au moment où nous avons mesuré : cent soixante-huit en 2026, deux cent vingt-neuf en 2027, trente-trois en 2028. C'est la plus grosse page de navire de ce site. Les formats disent tout de la nature du service : trois jours quatre-vingt-dix-huit fois, quatre jours soixante-cinq, puis six, sept, onze et douze jours environ cinquante-deux fois chacun. Les courts formats sont des segments — vous montez à un port, vous descendez à un autre. Le onze ou douze jours, c'est l'aller-retour complet Bergen-Kirkenes-Bergen.
Bergen revient deux cent cinquante-neuf fois, Kirkenes cent quatre-vingt-cinq, Trondheim cent trente, Tromsø cent dix-sept, Svolvær soixante-cinq. Si vous cherchez les aurores boréales, c'est le segment nord qui compte, pas la durée totale.
Ce qui a changé chez la compagnie
Hurtigruten et HX sont devenues deux entreprises distinctes au terme d'acquisitions bouclées en février 2025, sous un consortium réunissant Arini Capital Management, Cyrus Capital Partners et Tresidor Investment Management. Hurtigruten garde la ligne côtière norvégienne, celle de ce navire ; HX exploite les expéditions ailleurs dans le monde. Les deux marques ont leur page sur ce site, et il ne faut pas les confondre au moment de réserver.
Les autres navires de la ligne
Le MS Richard With et le MS Kong Harald font la même route et portent chacun près de sept cents départs. Ce qui les distingue tient au navire, pas à l'itinéraire : l'âge de la coque, les cabines, la salle à manger. Le dossier de la compagnie explique la ligne dans son ensemble.